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Ballet du Grand Théâtre de Genève

Tristan et Isolde


Chorégraphie Joelle Bouvier

Musique Richard Wagner
Scénographie Émilie Roy
Costumes Sophie Hampe
Lumières Renaud Lagier
Durée : 90 minutes sans entracte

 

« Salue pour moi le monde ! », c'est ainsi que Isolde prend congé de Brangäne en attendant Tristan afin de lui faire boire le philtre de l'expiation qui deviendra un philtre d'amour, simple alibi. Joëlle Bouvier explore à nouveau un grand mythe sur des musiques de Richard Wagner. Après avoir présenté sa vision de Roméo et Juliette, elle nous fait à présent partager des moments d'extase où la haine côtoie les flammes d'une passion extrême. Les souffrances et les antagonismes semblent trouver leur résolution dans la nuit, dans la mort. La passion règne en maître et la musique, « l'air qui ne meurt jamais », réunit les deux amants. Joëlle Bouvier a choisi de transformer certains éléments de l'histoire pour les rendre plus abstraits, afin de ne pas raconter cette histoire de façon trop narrative ou réaliste. Elle s'exprime à travers une écriture davantage onirique, métaphorique, d'où ressortent les grands thèmes de l'œuvre que sont l'amour, l'amour contrarié, la trahison, le ressentiment et le pardon.
 
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Au répertoire

La presse en parle

 

« Intelligemment construit, le ballet a réduit les trois actes de l'opéra à une heure et demie de danse pure, livrant l'essentiel de ce drame musical et peut-être un peu plus, car au fond, la tourmente des corps plonge à merveille dans la matière wagnérienne de la musique. [...] La chorégraphe a su se couler dans ces ambiances pour en tirer du sens, laisser apparaître les complexes circonvolutions des mouvements, nous entraîner dans les vertiges de cette passion éternelle. »
Agnès Izrine, Danser Canal Historique


« Joëlle Bouvier réussit, en l'espace d'une heure et demie, à nous emmener dans le fantastique de ce drame presque aussi intensément que Wagner dans les quatre heures de son opéra. [...] En résulte un spectacle d'une grande qualité artistique et émotionnelle. Si les interprètes ne sont pas étrangers à la beauté de cette vision, l'intelligence de la chorégraphie les projette vers l'excellence. »
Jacques Schmitt, ResMusica


« [...] les danseurs du ballet se fondent dans des ensembles et même se muent en rivière humaine du plus bel effet. Ils existent malgré l'ampleur de la musique, même si l'affirmation de la danse sur des voix d'opéra n'a rien d'évident. Les mouvements de la chorégraphie sont suffisamment simples dans leur vigueur pour qu'un équilibre s'installe et que tout le monde vibre, danseurs et spectateurs, à l'unisson de cette belle initiation à la poésie wagnérienne. »
Benjamin Chaix, La Tribune de Genève

« La chorégraphe suit, même d'un point de vue musical, la structure narrative plutôt simple de l'opéra original. Tout se joue sur l'action intérieure, toute centrée sur la passion des deux personnages principaux... Joëlle Bouvier a le grand mérite d'avoir réussi à concevoir une chorégraphie qui devient un véhicule essentiel pour exalter toute cette passion. La musique de Wagner est déjà assez prégnante et puissante mais, malgré tout, la danse ne joue pas un rôle inférieur ; au contraire, les mouvements des corps des danseurs, avec tout leur physique, rendent plus véritable encore l'incarnation de l'Amour et de tous les sentiments.»
Antonella Poli, Chroniques de danse